Ecluse et tourisme fluvial

Publié le par Maria Garrouste

Intervention en séance plénière du 20/12/2004

 

Monsieur le Président, chers collègues,

 

Faire de la Baïze et du Lot une des voies navigables la plus longue d’Europe, de Flarans dans le Gers, jusqu’à Conques en Aveyron - une voie navigable traversant quatre régions et cinq départements – était un projet ambitieux.

 

J’en rappellerai très succinctement les principales étapes.

En 1969 la création de l’Association pour l’aménagement de la vallée du Lot avait pour but le développement économique de la vallée grâce à la promotion de la rivière et au développement du tourisme.

 

En 1980, l’Entente Interdépartementale du Bassin du Lot s’est donnée pour mission l ‘aménagement de la vallée du Lot, en matière hydraulique, économique, touristique et environnemental.

 

Dans le précédent contrat de plan Etat-Région (1994-1999), après le programme Baïze, la création d’un bassin de navigation « Lot-Baïze-Garonne » en connexion avec le Canal des Deux Mers a commencé à connaître des difficultés techniques et financières avec la traversée de la Garonne. Guy Saint-Martin était intervenu plusieurs fois au CG à ce sujet.

 

Le 6 décembre 2001, à Cahors, j’ai assisté à la signature de la convention interrégionale Vallée du Lot qui devait permettre l’achèvement du programme, initié en 1994, inscrit au nouveau contrat de plan.

 

Aujourd’hui, nous constatons un coup d’arrêt dans ce projet d’aménagement qui va compromettre une situation déjà difficile du tourisme fluvial entre le confluent et le port de Penne-Saint-Sylvestre. Depuis deux étés, les bateaux ne peuvent plus traverser la Garonne faute d’un niveau d’eau suffisant dès la mi-juillet. Les trois loueurs de bateaux se posent des questions ; un a déjà décidé de quitter ce tronçon trop court pour une semaine de navigation. Si la réalisation de l’écluse de Fumel est reportée trop loin, je redoute fort le déclin des ports et haltes qui devaient permettre de revitaliser certaines communes.

 

Le tourisme fluvial dans le pays «Vallée du Lot » n’a pas les retombées annoncées et escomptées. L’ensemble de l’activité touristique est pénalisée par la fermeture de plusieurs plans d’eau qui ne répondent plus aux normes de sécurité, des hôtels fermés qui ne trouvent pas de repreneurs, l’insuffisance d’infrastructures, le manque de moyens pour les animations et la promotion, les difficultés financières des Offices de tourisme... .

 

Cette délibération va permettre l’accélération du programme de restauration du canal, je m’en réjouis.

 

Mais face à la concurrence qui existe entre les territoires touristiques, quels nouveaux projets, quels moyens pourront palier à ce coup de frein du Conseil Général au tourisme fluvial pour rendre notre vallée plus attractive ?

Le temps perdu ne se rattrape guère !

 

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