L’insurrection d’Eysses

Publié le par Maria Garrouste

C’est toujours avec beaucoup d’émotion et de recueillement que l’on commémore chaque année, fin février, l’insurrection d’Eysses à Villeneuve-sur-Lot.

En 1943, dans la France occupée, les maquis se multiplient et le régime de Pétain aggrave la répression, faisant converger vers la Centrale d’Eysses près de 2000 prisonniers politiques. Tous unis par un but commun, résister à l’occupant et libérer la Patrie, ils organisent à l’intérieur de la prison un comité clandestin de Résistance, aidé par la solidarité et le soutien matériel de la Résistance extérieure, locale et régionale.

Après l’évasion de 54 détenus le 3 janvier 1944, un projet d’évasion générale des 1200 prisonniers restants échoue le 19 février 1944. Une révolte fait un mort et une cour martiale, après un simulacre de jugement, condamne  douze patriotes à être fusillés.

C’est devant ce mur des fusillés, après avoir traversé les grilles de la prison, que nous nous sommes recueillis. Un responsable de l’Amicale des Résistants, Patriotes Emprisonnés à Eysses a rappelé cet épisode noir et la suite : le 30 mai 1944 les survivants partent de la gare de Penne d’Agenais vers les camps de la mort en Allemagne. Seuls quatre cents d’entre eux rentreront vivants de la déportation.

Dans son discours, Patrick Cassany, premier adjoint, a lu un passage d’une lettre de Félicien Sarvisse à sa mère après sa condamnation. Quel courage et quel patriotisme ! Félicien Sarvisse a été fusillé par des miliciens français, le 23 février 1944, dans la cour de la prison d’Eysses en chantant la Marseillaise.

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Publié dans Actualité

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